CONNAISSANCE 

Objet - INM, 2000 - 86 - (1. La DDI comme matrice du rapport à l'objet de type scientifique). La connaissance de type scientifique ne peut s'expliquer elle-même par la donation contingente d'un X, voire du Monde, mais par le rapport (ou l'"uni-lation") immanent de la cause de la théorie à l'objet propre de celle-ci plutôt d'ailleurs qu'au symptôme transcendant et empirique de cet objet (les data). - L'"appropriation cognitive pratique" du Monde, destinée par Althusser à se substituer aux théories de la connaissance et à leur spécularité de la connaissance et de son objet, est encore elle-même le symptôme, le mode transcendant ou spinoziste de cette "appropriation" de X par l'immanence mais qui, précisément, est un être-donné de X (sans appropriation/réception/donation préalables), et un être-donné réel avant d'être cognitif. La distinction de la réalité et du concret-de-pensée, l'unité complexe de déterminations abstraites, doit être radicalisée. La connaissance est bien une oeuvre concrète et pratique (de) pensée, pas une modification du Réel, même les data matériels et techniques n'appartiennent pas au Réel. - 87 - 2. La même syntaxe de la DDI, sans être plus décalquée de la philosophie que de la science, contient un autre rapport à l'objet qui peut-être considéré comme la matrice du rapport philosophique (...). C'est le clone comme "rapport" transcendantal à l'objet-monde. - Cette fonction transcendantale remplie par l'infrastructure signifie que celle-ci ne reste pas étrangère à la superstructure, tout en lui étant forclose et inaliénable. - La connaissance, sous peine d'idéalisme, doit trouver sa matrice dans le Réel et être l'identité-de-dernière-instance de la science et de la philosophie. - Plutôt qu'appropriation cognitive ou que production de cognition, terme de l'épistémologie et du marxisme, peut-être pourrait-on parler de cognostique, mot-valise pour la cognition ou la connaissance en tant qu'elle est déterminée par la "gnose" du donné-sans-donation. -. Retour :  LEXIQUE LARUELLE > CONNAISSANCE

Infrastructure - INM, 2000 - 88 - Non seulement la pensée n'est pas une partie du Réel, malgré, à cause plutôt, de l'immanence de celui-ci, mais elle est plutôt déterminée par immanence, clonage et hétéronomie, jamais par une opération qui relèverait de la seule transcendance. Mais si la "dernière-instance" est la matrice de la connaissance, alors seule la connaissance effective peut être dite, elle, "en"-dernière-instance. - La distinction uni-latérale de l'infrastructure et de la superstructure, puisqu'elle est celle du Réel et de la connaissance, est ce qui détruit à la racine la "théorie de la connaissance" et élimine la nécessité d'une garantie et d'une fondation de la connaissance dans son "adéquation" au réel. - L'en-infrastructure n'est ni scientifique ni philosophique spécialement et  séparément, c'est la matrice de la théorie, de la science transcendantale, avec son double aspect : axiomatique et théorématique ou transcendantal, qui n'est pas projeté extérieurement sur le Réel mais inscrite en lui. Selon-l'Un ou selon l'infrastructure ne désigne donc pas une conséquence ou une suite mais la souche immanente et pratique de la pensée comme science transcendantale. -. Retour :  LEXIQUE LARUELLE > CONNAISSANCE