COUPURE EPISTEMOLOGIQUE

Théorie unifiée - INM, 2000 - 81 - La coupure entre science et philosophie, trop spécifiée, empiriquement déterminée, n'est que le symptôme et le modèle d'une coupure plus radicale entre théorie unifiée et théorie unitaire (...). La coupure unitaire est maintenant rejetée à son tour d'un seul côté. - Une telle coupure est la modalité épistémologique de la pensée post-moderne qui identifie le Réel à l'Autre, à l'hétérogénéité, au "décalage". - 82 - La détermination de la coupure par le Réel de dernière-instance est plus qu'une "rectification", c'est sa constitution en objet ou en datum d'une nouvelle théorie, confirmant que le destin du marxisme est d'être rejeté à son tour dans le capitalisme élargi à la philosophie unitaire, la pensée-monde, dont il n'a pas su d'emblée clairement se dissocier. - Toutefois toute décision non-marxiste est clone d'une coupure et répétable seulement du point de vu de ce matériau. - 83 - Le non-marxisme privilégie lui aussi l'oeuvre de la théorie et ses conditions, mais la "théorie" n'a pas le même sens limité et transcendant que dans le marxisme. Elle désigne l'identité de la science et de la philosophie, du théorique et du pragmatique, en tant que cette identité est clonée par la dernière-instance - ce qui élimine tout idéalisme de cette affirmation. - La "théorie" (ou le sujet-existant-Etranger) cesse d'être en posture idéaliste et devient l'invariant à partir duquel se construisent différentes variantes (sujet non-esthétique, sujet non-éthique, etc.) qui sont uni-verselles par cette invariance interne. - Retour : LEXIQUE LARUELLECOUPURE EPISTEMOLOGIQUE