DETERMINATION-EN-DERNIERE-INSTANCE (DDI)

Causalité - INM, 2000 - 40 - Il s'agit d'une causalité dont on peut dire qu'elle est unique mais qui en appelle ou en suppose une autre, comme si elle était la seule mais par ailleurs insuffisante. Donc deux causalités dont l'une principale, l'autre secondaire, toutes deux insuffisantes à leur manière chaque fois propre. - Un autre trait de cette syntaxe sans synthèse veut que toute causalité secondaire, si multiple soit-elle, ne soit prise en compte et introduite dans le "calcul" final qu'à la condition de "passer" par la principale (...). - Retour : LEXIQUE LARUELLE DDI

Clonage - INM, 2000 - 46 - Marx se donne la possibilité d'une causalité de l'infra- sur la superstructure sans l'élucider réellement comme imbrication originale ("clonage") de l'immanence et de la transcendance, comme causalité du Réel sur l'Idéel ou sur le mixte de l'Idéel et de l'Effectivité. - 47 - Pour hétérogène qu'il soit à la pensée, le Réel est capable de la déterminer comme le fait une cause-par-immanence (ce sera le "clonage" du sujet pratique par l'infrastructure à partir du matériel de la superstructure). - 49 - L'immanence radicale peut affecter tout X et le constituer en "base réelle", mais c'est elle qui soutient la DDI, ce n'est pas X. - 50 - L'immanence réelle n'absorbe pas, n'anéantit pas la transcendance capitaliste, ne lui est pas opposée, mais est capable de la déterminer comme autonomie relative. L'immanence réelle est si radicale - et non pas "absolue" - qu'elle ne réduit pas philosophiquement ou phénoménologiquement la transcendance du Monde, ne la nie ni ne la limite, mais au contraire la donne (...). - 51 - Sur la base ou le terrain de cette "réduction" de X, de cet être-donné-par-donation qui est lui-même donné à son tour sans-donation, l'immanence radicale vaut de ou pour cette transcendance en son contenu ou sa consistance propre de transcendance. - Le  Réelle se dit aussi de cette transcendance de X comme noyau irréductible et ajoute, a déjà rempli, le rôle d'une fonction transcendantale (en rapport à cette transcendance) à son essence de Réel. C'est l'opération que l'on appelle le clonage : non pas de la transcendance par l'immanence, mais de l'autonomie relative de celle-là par celle-ci à partir du matériau qu'est cette transcendance. - 52 - D'une part X est maintenant donné sur le mode de l'être-donné-sans-donation, forclos à lui-même comme transcendant et non seulement comme suffisant. - C'est dire que la transcendance-Monde (de X) est uni-latéralisée ou sans effet sur X en son d'être-donné radical. D'autre part la transcendance de X n'est pas annulée, supprimée dans sa consistance, mais elle est inefficace sur X "immanent" - c'est toute la "réduction réelle". - Ce qui s'offre n'est pas le contenu (de) X séparé de sa transcendance, mais plutôt le contenu de la transcendance elle-même, stérilisée mais donnée comme un "objet" qui appelle une fonction transcendantale du Réel ou provoque son clonage. (...) La transcendance de X n'est pas détruite comme telle mais stérilisée telle quelle- Retour : LEXIQUE LARUELLE DDI

Connaissance - INM, 2000 - 47 - Le Réel est cause par immanence et détermine la connaissance de sa propre syntaxe, de sa causalité, par un processus que l'on dira de "clonage". Autrement dit, l'objet X à connaître doit d'une part être éprouvé comme radicalement immanent (c'est-à-dire vu-en-Un, objet de la vision-en-Un) pour pouvoir lui-même déterminer sous cette forme, d'autre part,  sa propre connaissance. Cette détermination est un clonage par lui-même mais comme Un ou immanent, de sa connaissance. - Soit l'objet X à connaître. S'il est affecté d'immanence ou capable de DDI, c'est-à-dire vu-en-Un, lui-même peut alors "se" cloner à partir du matériau qu'est sa transcendance. X est X-en-Un, mode immanent de l'Un, et peut se dire cette fois-ci transcendantalement de X en tant qu'il n'est pas immanent ou qu'il est donné dans sa transcendance d'"objet" à connaître. - 48 - Ainsi en général, la DDI pleinement déployée est la causalité qui rend universellement possible que n'importe quel objet X détermine lui-même mais en-dernière-instance sa propre connaissance "réelle". - Il n'y a pas de sujet transcendant, la connaissance est le sujet, son "propre" sujet si l'on veut, autant que son objet, mais à la "dernière-instance" du Réel près. - La connaissance est hétérogène à l'objet connu, mais c'est celui-ci qui la détermine-en-dernière-instance. L'objet X est identiquement - sans être divisé philosophiquement - cause de-dernière-instance de sa connaissance et objet connu. - Retour : LEXIQUE LARUELLE DDI

Dernière instance - INM, 2000 - 45 - L'immanence radicale ne peut plus peut plus prendre une forme ontologique spécifiante, restrictive et transcendante comme l'est encore la matière. Elle est de droit inaliénable, inégale à ses effets les plus lointains - c'est la "dernière instance", uni-verselle de droit (celle par lesquelles toutes les formes de causalité ontiques et ontologiques doivent "passer"), mais justement en dernière instance seulement (elle réserve l'autonomie relative de ces formes secondes de causalité). - Retour : LEXIQUE LARUELLE DDI

Détermination - INM, 2000 - 45 - 1) La "détermination" n'est pas un acte auto-positionnel, un eopération critique-kantielle du primat de la détermination sur le déterminé. - C'est le déterminé, le réel comme matière sans-détermination, qui fait la détermination. - 2) Le déterminé-sans-détermination n'est pas ou pas seulement l'infrastructure dans son contenu empirique et régional, mais l'immanence réelle de celle-ci. - 3) La DDI n'a de sens et de réalité que pour le Réel comme Un-en-Un radical ou Identité. - Retour : LEXIQUE LARUELLE DDI

Force (de) pensée - INM, 2000 - 48 - Lorsque la DDI est la cause ou l'objet immanent de sa propre théorie, on dira que cette théorie est la force (de) pensée, la théorie de la force (de) pensée est celle-ci même en dernière-instance. - Retour : LEXIQUE LARUELLE DDI

Marxisme - INM, 2000 - 39 - La DDI, inventée par Marx-Engels pour le Matérialisme historique, n'a pas reçu d'eux le concept adéquat capable de lui faire produire tous les effets à la fois théoriques et critiques dont elle est susceptible. Elle a été comprise de manière trop empiriste (...). - Il a donc fallu la dialectiser et le re-philosopher, la plier à ce qu'elle devait justement remplacer et suspendre, la dialectique comme essence de la philosophie sous sa forme la plus théoriciste et idéaliste (...). - Retour : LEXIQUE LARUELLE DDI