THEORIE UNIFIEE

 

Aspect - INM, 2000 - 68 - Chaque objet théorique prélevé sur la pensée-monde est introduit dans la théorie unifiée par une décision uni-latérale, non bi-latérale ou non-philosophique. L'infrastructure, comprise dans son concept radical, est en effet caractérisée de manière non-ontologique par son un-identité (elle clone ou apporte au Monde sa propre identité) ; son uni-versalité (elle donne le Monde ou la pensée-monde, donc le capital et la philosophique réunis) ; son uni-latéralité (elle donne la pensée-monde à son tour comme identité séparée-sans-séparation mais en-dernière-instance et donc l'affecte de solitude et d'unifacialité). - Un aspect n'est pas un contenu doctrinal pris tel quel de la pensée-monde. C'est le rôle que joue un tel contenu lorsqu'il est uni-latéralisé par le Réel-dernière-instance et inconvertible avec lui. - Les objets théoriques-unifiés sont dits "aspects" et ne peuvent donc être dits "partiels" au sens de Deleuze ou former un "scintillement" au sens de Nietzsche. - 70 - Chacune des "sources" (...) doit être ainsi portée en-dernière-instance aux trois caractères de la base réelle radicale : à l'un-identité, à l'uni-versalité, à l'uni-latéralité. - Chaque source fonctionne comme un-côté, côté sans vis-à-vis ou qui ne fait jamais système (déviation et orthodoxie, etc.), qui ne tombe jamais dans une généralité représentative mais acquiert une force révolutionnaire ou, mieux encore, la révolution étant un concept massivement philosophique (une forme historico-politique de la convertibilité), une force d'hérésie. - 71 - (...) L'"aspect" devient plus que la "singularité" passe-partout des post-modernes (...), il est l'Identité de l'hérésie. - Retour : LEXIQUE LARUELLETHEORIE UNIFIEE

Non-marxisme - INM, 2000 - 79 - La théorie unifiée (TU) se distingue point par point de la problémtatique. 1° La TU (le non-marxisme) est la condition de possibilité transcendantale du marxisme, mais elle n'est pas réelle ou absolue, simplement transcendantale ou clonée par l'Un (l'immanence radicale) plutôt que posée dans l'élément de l'Etre ou de la position absolue (donc comme auto-position). Elle n'engendre pas le marxisme (MH) lui-même qui, au contraire, doit être déjà constitué et lui être donné comme un objet. C'est un "espace" théorique-scientifique et philosophique de transformation des énoncés, thèses et catégories marxistes, dans le sens de leur uni-versalisation en "aspects" et "apports". - 2° Sa constitution n'est plus le trait différentiel, unilatéral mais finalement réversible, c'est la syntaxe - l'uni-taxe - de l'uni-latéralité irréductible : de la dualité uni-latérale plutôt que de la différence ; de l'entité à une tête plutôt que de la machine différentielle à deux têtes ou à deux faces. Une prétendue science pilote est ici exclue, linguistique ou pas, psychanalyse ou pas, elle ré-introduirait la hiérarchie et la convertibilité philosophiques. - 3° Une spécificité de la TU, c'est de n'être plus un "espace", un élément dimentionnel. Elle n'a pas de dimensions, ni même de "sphères" ou d'instances au sens marxiste. Elle cesse d'être divisée entre l'Etre et l'Un, la transcendance et l'immanence - justement parce qu'elle est radicalement immanente. Pensée intégralement "abstraite" et délivrée de l'imagerie topologique et structurale - et de bien d'autres qui font la matérialité idéelle de la philosophie. - 4° Si l'uni-latéralité remplace , comme son noyau réel et minimal, le trait différentiel, si la TU n'est plus supérieure aux autres et intériorisante de celles-ci, c'est bien parce qu'elle marque une émergence non plus seulement de la philosophie comme Autre, mais du non-marxisme comme Un (de) l'Autre. - 80 - Le non-marxisme est, si l'on peut dire, par rapport au marxisme, une émergence immanente. - 5° Le non-marxisme s'efforce de ne pas ajouter un doublon ou un doublet épistémologique au marxisme qui est déjà science et philosophie. - C'est un clonage immanent, par et selon l'"infrastructure", plutôt qu'un clonage par et comme l'Autre de lui-même. - 81 - D'une manière générale le clonage non-marxiste n'est pas l'identité comme double ajouté, ou un double identique à... mais l'identité (du) double tel qu'il appartient précisément à la structure de la pensée-monde. - Retour : LEXIQUE LARUELLETHEORIE UNIFIEE

Organon - INM, 2000 - 59 - Si une théorie unifiée a des aspects d'organon - elle ne se confond pas avec le Réel mais produit de la vérité et de la véracité sur la base d'un vrai-sans-vérité qui est "base réelle" - c'est un organon transcendantal plutôt que logique - elle produit une pensée pour le Monde, en l'occurrence pour le capitalisme et la philosophie réunis. - Retour : LEXIQUE LARUELLETHEORIE UNIFIEE

Pratique - INM, 2000 - 64 - Le théorique-unifié n'est pas seulement l'uni-versalisation des savoirs - leur identité de dernière-instance comme formalisante et uni-versalisante. C'est aussi bien la théorie comme pratique déterminée en-dernière-instance par la praxis réelle, donc comme performation, pas comme pratique transcendante "à objets", - l'investissement pratique de la théorie étant inclus dans les conditions de sa performation de-dernière-instance et exigé par la non-suffisance de sa "base réelle". - Retour : LEXIQUE LARUELLETHEORIE UNIFIEE

Transformation - INM, 2000 - 59 - Les théories que l'on dira unifiées en-dernière-instance sont des organons concrets, uni-versels mais spécifiés régionalement, des instruments non-technologiques (puisqu'ils valent pour la technologie) de transformation. Tranformation non pas des événements primaires ou régionaux supposés isolés mais des mixtes régionaux-fondamentaux, des conjonctures qui forment la pensée-monde. - Retour : LEXIQUE LARUELLETHEORIE UNIFIEE