CINESTHESIQUE

Esthésie - IE 1990 - 72 > 73 - Malgré son sens clinico-médical objectivant et idéalisant, l'esthésie peut signifier un sentir en soi, élémentaire, procédant de la mobilité humaine transductive. En ceci elle est véritablement cinesthésie, ignorant la dualité esthétique de l'objet et des sens percepteurs. Retour : VALDINOCI > CINESTHESIQUE

Métaphore - IE 1990 - 96 > 99 - Toute fondation (fundus) véritable engendre des lois internes. Ainsi s'avère infondé le principe de conversion idéalisante, qui marque le rapport externe du philosophique au grec, l'aliénation du philosophique à la grande politique culturelle grecque. Dans un cadre certes encore gréco-philosophique, le "principe des principes" auquel se réfère Husserl nous met sur la voie de l'endoception. La phrase : "toute intuition donatrice originaire est une source de droit pour la connaissance" par exemple, vise une réalité antéphilosophique du sens interne (sensé et sensible), d'ordre cinétique immanent et non statique transcendant comme dans la loi éidétique (re-productrice) de la perception. La figure discursive correspondant à cette exigence cinétique est la métaphore, laquelle oeuvre par suites d'appositions non attributives et permet de penser en général la co-appartenance. La métaphore du penseur échappe aussi bien à l'hybris poétique, qui simule l'attribution et la différenciation conceptuelle. C'est encore le cas de Heidegger dont les métaphores spéculatives n'atteignent jamais au statut endoceptif, réel et fini. Il faut donc intégrer la simple cinétique métaphorique dans une cinesthésique d'instinct au nom du Principe des principes, l'endoception. Retour : VALDINOCI > CINESTHESIQUE

Protophore - IE 1990 - 99 > 101 - Le but est de trouver un élément d'interaction conforme à la fonction générale de cinesthésique d'instinct, tel que la métaphore - processus lui-même appositif - apparaisse comme la face déterminée (ou apposée) d'un élément déterminant (ou apposant) qui la précède : on nomme celui-ci protophore. A nouveau Husserl nous guide en affirmant le fondement protodoxique de toute idéalisation, et de toute contradiction perceptive, dans l'instance du temps originaire. Mais il ne s'agit encore que d'une métaphore gréco-philosophique, qui doit être apposée dernièrement à l'instance du réel en tant que protophore générale d'europe. Le local grec dévoie les lignes non poseuses de perte - principe endoceptif - en lignes de perspective fuyante, et la métaphore n'empêche pas vraiment les appellations substitutives d'entrer dans une logique attributive. Au contraire la protophore, comme simple déterminant d'apposition, terme élémentaire irréductible, résiste à toute idéalisation. En ce sens elle demeure "fantastique" et invisible. Retour : VALDINOCI > CINESTHESIQUE