DISCOURS

Parole - ESAV 2001 - 248 - Le "dis-cours" en question n'a qu'un type de nécessité, factuelle : son être est de s'éroder, s'éliminer, pour s'effondrer stéréonomiquement dans son cours de discours. Ce faisant je n'invoque pas du tout l'ineffable : c'est la parole qui tranche incisivement dans le discours. Saussure est relativisé - du moins à propos de son concept de langue -, ainsi que ses suiveurs néophilosophes. Il est essentiel à la parole sonore d'intervenir, de couper-court, fût-ce en bégayant adéquatement, à l'enroulement des mots et à leur déroulement. - (Note 425) (...) L'ef-fondrement du discours dans le cours de la parole, l'aspiration et l'expiration vibrante du pneuma travaillant sur les cordes vocales ont une signification interne (...). - Retour : VALDINOCI > DISCOURS

Réel - ESAV 2001 - 251 - Benveniste évoque des actes de paroles, des instances du discours. Cependant Benveniste dit peu de choses sur l'enstructuration de ces actes de paroles. (...) Austin affirme que dire c'est faire. (...) Comment s'enstructure dans le réel le pragma du dire agissant ? Toujours, on "glisse" sur le réel étoffé d'une sensibilité générale. - Retour : VALDINOCI > DISCOURS