PATHOLOGIE

Ecosphère - IE 1990 - 118 - La séméiologie clinique contemporaine est un fragment de science émergeant d'un vaste logos général, celui-là même qui occulte idéalement le Noir. En somme, la thèse dit : la clinique est bien réelle et nécessaire, mais ne se départit pas si facilement d'un ensemble logologique dont elle vit et qui forme un grand faktum contemporain. Et ce logos fait thesis. Cette thesis, à dialectiser (voir notre kantisme culturel) se nomme aussi : pathologie 1. A la pathologie 1 doit répondre dialectiquement l'antithèse, ou pathologie 2, de statut grec elle aussi. - Pathologie 1 renferme une faiblesse, qui est la part non éludée vraiment, de psychopathologie logologique dans la psychiatrie. La science compose avec le logos. Pathologie 2 enfermera également une faiblesse, celle concernant inversement la part de science (psychiatrique) dont le logos comme pathologie 2 ne tient pas suffisamment compte. - 119- Force est de caractériser le logos de l'antithèse, mais en élucidant d'abord le milieu grec auquel il s'appuie : ce dernier n'est plus le Noir d'enclin hors idéalisation, et n'est pas encore la marche réflexive de la spéculation (ou nociception). Cette région du grec, région de l'homogénéisation et de l'idéalisation qui se lance - avant toute réflexion circularisante - se nomme : écosphère. C'est le lieu de l'élaboration et de la propagation des figures homogènes, autant de stéréotypes qui se calquent les uns sur les autres. - Le devenir sans temps, échotique, est réglé par un bord à bord universel. - L'écosphère préstructure l'humain objectivé et réfléchi par la préconstruction idéalisante de ce dernier en humanoïde. - 120 - En quoi pouvons-nous dire que l'humanoïde plissé par des bords - et formant ainsi un pseudo-fundus - et l'essence de la maladie mentale sont congruents ? - Formons une proposition judicative : "le fou est normal au regard de la Krisis". Par contre la conscience philosophique percevante, annexée au principe d'immensité, est hallucinatoire. - 121 - C'est déjà aussi et toujours un résistant qui oeuvre au noir, sans toutefois que la science de ce noir soit produite par lui. - réellement le fou souffre, présente un état clinique, etc. En fait cette antithèse de la thèse psychiatrique (contenue dans pathologie 1) veut plutôt faire ressortir la pauvreté du concept de réel chez les psychiatres cliniciens. Retour : VALDINOCI > PATHOLOGIE

Névrose - IE 1990 - 121 - Le névrosé est pris dans une idéalisation d'écosphère qui le constitue comme mélange fantasmaticoréel. Le névrosé ignore la Krisis. - 122 - Le névrose souffre de ce qu'il intériorise le bord à bord - réintériorise donc la thesis du monde qu'il produit - et tente de réorienter la thesis vers la verticale analectique de Krisis ; le névrosé souffre car cette réorientation est essentiellement impossible, en vertu du Principe de sens unique. - 123 - Dans la première espèce de névrose, ou névrose de base, se maintient une relation négative à la Krisis interne. Certes, la lucidité de la conscience structurée fantasmatiquement (...) fait recul affectif (douloureux) par rapport à l'écosphère, malgré l'insertion effective dans le bord à bord écosphèrique. - 124 - La seconde espèce de névrose est la névrose d'arrachement. Le névrosé ainsi approché ne vit plus ni du passé, ni de l'écholalie du passé. Dans la névrose d'arrachement, l'homme est humanisé comme halètement : il veut atteindre l'interne en se satisfaisant de destabiliser le bord à bord structurant l'écosphère. La theis du futur est censée dire la Krisis interne. Retour : VALDINOCI  > PATHOLOGIE