La Non-Philosophie

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Présentation de la Non-Philosophie

par François Laruelle

 

 

 

 

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Abrégé de la Non-Philosophie

> sur le site http://www.non-philosophie.com

" 1.1.1. La non-philosophie est une discipline issue d'une réflexion sur deux problèmes dont les solutions ont finalement coïncidé : d'une part le statut ontologique de l'Un dans la philosophie qui l'associe explicitement ou non à l'Etre et à l'Autre sans lui accorder d'autonomie radicale ; d'autre part le statut théorique de la philosophie, qui est pratique, affect, existence, mais sans connaissance rigoureuse de soi, champ de phénomènes objectifs qui n'est pas encore dominé théoriquement. "

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Nouvelle présentation de la non-philosophie

> sur le site http://www.onphi.org

" La généalogie de la non-philosophie est problématique. Née comme toute chose d'une intersection de deux problèmes originaux vaguement accouplés, mais de manière un peu moins hasardeuse que la rencontre de Poros et de Pénia, elle a toujours refusé d'en être la synthèse, donc la descendance. La philosophie est née de la rencontre unilatérale d'un être endormi et d'un désir d'enfant, mais Platon, comme philosophe, reste une dernière fois prisonnier de la biologie, il ne va pas au bout de ce sommeil de Poros, le confiant encore à l'ivresse et aux yeux fermés, à l'intelligence simplement assoupie. Pas plus qu'il ne va au bout de la pauvreté de Pénia dont le désir d'enfant est encore inspiré par la vue de Poros. Il ne dépasse pas le pharmakon comme accouplement, condition de couple ou de génération. "

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Qu'est-ce que la Non-Philosophie ?

Préface du livre de J-D Blanco, Initiation à la pensée de François Laruelle (L'Harmattan, 1997)

L'universalité de la non-philosophie
" La non-philosophie est une pratique radicalement immanente, et justement pour cette raison hétéronome, de la philosophie. Celle-ci est considérée et traitée dans son universalité, non dans son « tout » de tradition. Deux moyens pour cela. 1) Elle est examinée, du point de vue de son matériau, dans ses concepts et ses philosophèmes les plus singuliers, mais à la condition que ce donné philosophique ne reste pas à l'état d'un divers amorphe d'objets et d'énoncés - aucune science ne serait possible de ce non-objet - mais qu'il soit susceptible d'une première formalisation et sa factualité réduite de manière préalable à une structure qui est celle de la Décision philosophique (du mixte, du doublet empirico-transcendantal, etc.). 2) Elle est considérée, du point de vue de ce qui en elle est l'objet de la non-philosophie et non plus son matériau d'expérience, dans son identité plutôt que dans son « tout » et son « être ». La non-philosophie phénoménalise l'identité (de) ou pour la philosophie, identité qui vaut d'un certain nombre de structures a priori susceptibles d'expliquer le divers des propriétés philosophiques. C'est pourquoi, tant du point de vue de son matériau que de son objet de connaissance, elle est véritablement une pratique théorique de la philosophie et non de telle position en doctrine à l'exclusion des autres. Elle est un non-marxisme ou une non-phénoménologie, par exemple, en vertu de ses philosophèmes et de ses énoncés spécifiant ou effectuant la structure de la Décision philosophique et subsistant évidemment au cœur de son propre discours, comme chair de ses propes énoncés. "

(Extrait, p. 34)
 

 

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