La Non-Philosophie

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Clonage

 

 

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 Clone transcendantal - Donation - Dualité unilatérale - Etranger - Identité - Incarnation - Non-Philosophie - Nouage - Spécularité - Un

 

 

 

 

Clone transcendantal (1996)

 

La théorie du clonage, découverte majeure de "Philosophie III", permet de préciser le sens de la Détermination-en-dernière-instance et de la Dualité unilatérale comme une relation en trois phases associant d’une part l'Un Réel et d’autre part un terme X transcendant.

 

Le premier stade est celui de la dyade philosophique comme relation auto-suffisante et négatrice du Réel-Un.

 

Le deuxième stade résout la contradiction entre l'immanence de la Vision-en-Un et la suffisance du calcul philosophique qui n'en veut rien savoir, par la production d'un clone du Réel-Un qui est l'"Identité transcendantale", l'essence transcendantale de la pensée. Il est soutiré au Réel pour le représenter auprès de l'occasion X empirique ou transcendante. L'Un en tant qu'Un ne se divise pas, pas définition, mais il admet le seul "autre" Un qui ne soit pas issu d'une division : son clone. Le clone transcendantal est l'Identité, non pas de l'Un, mais bien du Double (identité sans synthèse).

 

A partir de l'essence transcendantale, le troisième stade extrait du terme X philosophique un a priori non-philosophique, réduisant X à l'état de simple support. Il faut distinguer la "cause occasionnelle", qui est l'empirique suffisant ou spontané, de ce même empirique réduit au "support" de l'a priori.

 

Les quatre instances non-philosophiques apparaissent clairement désormais : 1) le Réel (ou l'Un), 2) l'Empirique (ou le Mixte), 3) le Transcendantal (ou l'Identité, ou l'en-Un), 4) l'A priori (ou Dualité unilatérale).

 

La Dualité unilatérale (qui n'est pas la Dyade) peut se dire des relations entre plusieurs de ces termes, mais s'applique plus justement à la relation Transcendantal/A priori. Dans la dualité unilatérale, le premier terme est dit pour le second (par exemple l'a priori pour l'empirique), mais rappelons que le Réel n'est pas lui-même le terme d'une dualité, même unilatérale

 

 

Donation (1996)

 

Il y a irréductiblement deux types de donné : le donné-sans-donation (le Réel) et le donné-par-donation et position (l'empirique et le philosophique) - c'est ce qui explique le clonage.


L'Un en tant qu'Un ne se divise pas, pas définition, mais il admet le seul "autre" Un qui ne soit pas issu d'une division : son clone - le clone transcendantal est l'Identité, non pas de l'Un, mais du Double (identité sans synthèse).


Le clonage transcendantal est moins mystérieux que le mystère de la Décision philosophique, qui ajoute à ce premier mystère l'arbitraire d'une division de l'Un.

 

 

Dualité unilatérale (1996)

La théorie du clonage, découverte majeure de "Philosophie III", permet de préciser le sens de la "détermination-en-dernière-instance" et de la "dualité unilatérale", soit une relation en trois phases entre l'Un Réel d'une part et un terme X transcendant d'autre part.


Le premier stade est celui de la dyade philosophique comme relation apparente, mais auto-suffisante et négatrice du Réel-Un.
Le deuxième stade résout la contradiction entre l'immanence de la Vision-en-Un et la suffisance du calcul philosophique qui n'en veut rien savoir, par la production d'un clone du Réel-Un qui est l'"Identité transcendantale", l'essence transcendantale de la pensée. Il est soutiré au Réel pour le représenter (sans double ni reflet) auprès de l'occasion X empirique ou transcendante.
A partir de l'essence transcendantale, le troisième stade extrait du terme X philosophique un a priori non-philosophique, réduisant X à l'état de simple support. Par conséquent il faut distinguer la "cause occasionnelle", qui est l'empirique suffisant ou spontané, de ce même empirique réduit au "support" de l'a priori.


Les quatre instances non-philosophiques apparaissent clairement désormais : 1) le Réel (ou l'Un), 2) l'Empirique (ou le Mixte), 3) le Transcendantal (ou l'Identité, ou l'en-Un), 4) l'A priori (ou Dualité unilatérale). La Dualité unilatérale (qui n'est pas la Dyade) peut se dire des relations entre plusieurs de ces termes, mais s'applique plus justement à la relation Transcendantal/A priori.


 

Etranger (2000)

 

La philosophie est le règne des dualités imaginaires – par exemple celles du Moi et d’Autrui ou d’Autrui et de l’Etranger -, lesquelles reproduisent idéalement la « réalité » sans l’expliquer. Sur la base de l’Identité réelle déjà donnée, au contraire, redoublements et autres dédoublements le cèdent à un clonage de-dernière-instance faisant apparaître l’Etranger en lieu et place d’Autrui, soit Autrui donné-en-Un hors de sa dualité avec l’Ego.

 

Le clonage permet d’attribuer à l’Etranger une fonction d’universalisation. En se donnant d’une part le Réel comme constante, et d’autre part Autrui comme variable, nous dirons que l’Etranger remplit la fonction transcendantale d’Autrui sous la constante du Réel.

 

 

Identité (2000)

 

Une théorie du clonage non tronquée tiendrait l’Identité ou l’Un pour l’essence de l’homme. C’est pourquoi la philosophie, et plus particulièrement l’éthique, ne peut tolérer le principe du clonage pas plus que la culture en général ne peut tolérer l’inceste.

 

Mais comme tout refoulement, cet interdit trahit aussi bien un désir d’identité qui, lui, fait symptôme de l’Identité réelle, et cela d’autant plus que le style des doublets et des dyades propre à la philosophie n’est rien d’autre qu’une pratique du clonage « à la différence près ».

 

Le projet de connaître l’humain est structuré comme un désir de reproduction, non pas à l’identique comme la science le professe naïvement ou comme l’éthique feint de le croire, mais dans une identité « supérieure » préservant la différence.

 

Or le clonage de-dernière-instance n’est pas une reproduction à l’identique, n’est pas une reproduction du tout mais la manière d’agir spécifique de l’Identité (ou de l’Homme) devenant « lui-même » sujet-existant-Etranger face à un donné-X mondain et transcendant. « En-dernière-instance » signifie que l’Homme n’est pas clonable par essence, sinon indirectement et selon lui sous la forme du sujet-Etranger.

 

 

Incarnation (2007)

 

Le mystère théologique participe de l'essence de la dialectique – l'unité elle-même plus ou moins "mystérieuse" des contraires – sous la forme d'une convertibilité ultime de Dieu et de l'Homme. Le mystère n'excède pas la dialectique, il la résume.

 

L'Incarnation, mystère des mystères, parfaite coïncidence de l'Homme-Dieu et du Dieu-Homme par la guise de la Trinité, relèverait donc d'une synthèse de type philosophique !

 

Or il faut considérer l'ensemble biface de la dialectique (rationalisant le mystère) et du mystère (structuré par la dialectique) comme un symptôme mondain du clonage.

 

La vraie pensée mystique étant unilatérale et non synthétique, témoignant de la Solitude de l'Homme et de son Indifférence même à Dieu, elle implique le clonage du Sujet-Fils comme unique alternative à l'Incarnation mystico-philosophique (confusion non seulement du Sujet et de l'Homme mais de l'Homme et de Dieu).

 

Lorsque l'Homme-en-personne (non présent au Monde) voit le Monde en-Un, il existe Sujet-Fils. En tant que clone, il est lui-même dualité unilatérale, soit Identité-sans-synthèse de L'Un immanent et du Deux/Trois transcendant.

 

Le clonage n'est pas une action ni une opération transcendante, mais une dif-fusion ou même une in-fusion d'immanence en direction du Monde. La mission de l'Homme via son Fils, et par la grâce du Fils, pour sauver le Monde de son infernale suffisance… L'être-né sans-naissance et sans-consistance qu'est l'Homme transmet, au moyen du clonage, sa pauvreté radicale (de chair et d'esprit) au Monde ; le Sujet-clone n'est plus l'image de Dieu ni même celle de l'Un (sur le modèle théologique de la créature image de Dieu), mais une image unilatérale et non-représentative du Monde. Certes le clone tient son universalité directement de l'Un, mais il ne vaut que pour le Monde auquel il se rapporte transcendantalement.

 

La mystique-fiction substitue à l'Incarnation suffisante et au fantasme mondain du Tout-chair le réel du Corps Glorieux comme uni-carnation de l'Homme-en-personne. L'uni-carnation correspond à la Venue de l'Homme comme dernière chair ou chair future, globalement à la dualyse de l'Incarnation suffisante. Ce clonage par le Corps Glorieux de la chair naturelle s'effectue à travers le sujet-Christ, par le passage à la chair-Christ qui est archi-carnation. Cette phase spécifique du clonage – théologiquement celle du Verbe et du Fils – est nécessaire pour envisager enfin l'adoption du Monde par l'Homme.

 

 

Non-Philosophie  (1996)

 

La non-philosophie est clonée à partir de la philosophie pour permettre une effectuation et une prise en compte de celle-ci dans sa consistance et son autonomie relative.

 

Le clone non-philosophique est une instance transcendantale de l’Un qui intervient positivement auprès de la philosophie pour la déterminer (alors que l’Un-Réel détermine seulement la non-philosophie à l’occasion de la philosophie).

 

Il n’excède pas l’Un-Réel dans la philosophie puisqu’il reste un mode de la Vision-en-Un. Il n’est pas davantage le double d’un matériau philosophique donné, mais au contraire son identité enfin indivise.

 

Le clonage non-philosophique extrayant l’Identité du mixte philosophique est complémentaire de la dualyse travaillant ce même mixte comme Dualité unilatérale.

 

 

Nouage (2004

 

Le nouage est la mise en place d'instances relatives-absolues selon une logique ternaire-quaternaire, telle que l'instance nouante se noue également aux autres.
Le clonage n'est pas une opération plus simple que le nouage, il est d'abord un cloné-sans-clonage réel réduisant toute opération à une dualité unilatérale, puis une détermination-en-dernière instance de type transcendantal.
Le nouage du Tout exige l'auto-englobement du Tout, tandis que le clonage du Tout revient une fois chaque fois au clonage de l'un-dividu - le nouage fait Monde tandis que le clonage reste une pensée et une pensée individuale pour le Monde.

 

 

Spécularité (1996) 

 

Toute Décision philosophique instaure un mode de représentation du Réel de type spéculaire, voire spéculatif, tel que la représentation se divise toujours en reflet du Réel et en reflet du reflet, autrement dit en un mixte miroir-reflet.

 

Classiquement, l'ego cogito constitue l'une de ces "choses-miroir", à la fois miroir de la chose-sujet, donc chose elle-même, et reflet par excellence de la chose en tant que cogitans. Le matérialisme a esquissé une critique de cette représentation du Réel avec sa théorie du "reflet sans miroir", en affirmant l'autonomie du procès de connaissance précisément comme reflet du Réel, et sans réduire celui-ci à une projection spéculaire idéaliste. Cependant cette doctrine part d'une conception erronée du Réel comme Etre ou Matière, et replace celle-ci dans la transcendance en l'opposant par exemple à la conscience qu'elle est censée déterminer.

 

L'autre philosophie essayant de rompre avec cette structure mixte miroir-reflet est celle de l'"immanence de l'Ego" (Henry, par exemple). Certes la représentation n'y est plus "réfléchie" ou spéculaire en un sens, puisqu'elle prend la forme d'une auto-affection non re-présentative et non redoublée, mais elle conserve pourtant la structure de la Distance qui est propre à la pensée (confondue massivement avec le Réel) et donc réintroduit une forme de transcendance dans l'immanence. Le fait d'écraser l'un sur l'autre le miroir et le reflet, en croyant s'affranchir du mixte, ne permet pas de lever l'auto-position philosophique ni de penser l'Identité réelle comme immanence radicale.

 

En revanche l'Un-en-Un de la non-philosophie, ne faisant pas corps avec la pensée et ne constituant nullement un objet de représentation, ne saurait s'auto-représenter. Il ne peut ni être représenté ou reflété comme tel, ni être à lui-même son propre miroir.

 

Mais le miroir existe pourtant et l'Un ne lui oppose aucune résistance, de sorte qu'il se prête "passivement" à une sorte de "reflet-sans-reflété" d'ordre purement transcendantal, dont il est la condition nécessaire mais négative. Cet ordre transcendantal du reflet constitue un clone du Réel, un reflet sans miroir puisque le Réel et le miroir ne sont justement pas du même ordre.

 

Ce clone n'est pas le rejet du miroir spéculaire, ce qui constituerait encore une illusion philosophique ; il incarne plutôt l'identité de la dualité unilatérale (non spéculaire) du reflet-miroir, il dualyse celle-ci au lieu de la refouler et l'identifie comme identité de la spéculation. En résumé, ces trois noms premiers : Réel-non-reflété (seulement réel), miroir-reflet (transcendant) et reflet-sans-reflété (transcendantal), sont les trois identités permettant de traiter non-philosophiquement la triade spéculative philosophique.

 

 

Un (1996)

Une théorie du clonage s'imposait dans le cadre d'une théorie de l'Identité ou de l'Immanence refusant les logiques philosophiques de l'immanence (comme inhérence à soi, devenir-immanent, etc.) qui confondent généralement l'Auto avec l'Un. En toute rigueur l’en-Un se distingue à son tour de l’Un. "En-Un" se dit évidemment du réel-Un lui-même, mais surtout du clone transcendantal en tant que reçu sur le mode de l'Un, et à la rigueur des autres représentations aprioriques mais seulement "en-dernière-instance" (elles ne sont pas directement inhérentes à l'Un). Même remarque sur la "Vision-en-Un" qui d’une part dit exactement la même chose que l'Un (pour l'Un), et d'autre part désigne toute représentation comme donnée-en-Un (et non posée ou pensée) dans son état transcendantal.  
 

 

 

 

 

31/07/07

 

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