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Uni-versalisation
Uni-versalisation
(1998)
La généralisation est une opération fondamentale de la
connaissance non-philosophique qui consiste à remanier une structure de
représentation philosophique en fonction du Réel de-dernière-instance.
La philosophie généralise par autoposition et autoréflexion toutes les
abstractions issues du sol gréco-occidental. La philosophie moderne a mis en
place deux simulacres de généralisation : 1) Hegel a extrapolé au maximum la
logologie et les effets de symétrie, évinçant l'immanence réelle, 2) le 20è
siècle a tenté au contraire d'interpoler ou de désintégrer, sous la guise de
l'Autre plutôt que de l'Etre. Mais parce qu'elle confond justement
l'universalité avec généralité et totalité, la généralisation philosophique
ne parvient jamais à l'uni-versalisation réelle.
La généralisation non-philosophique n'est pas négation mais suspend
unilatéralisant des prétentions de la philosophie sur le Réel. Elle extrait
des identités à partir de la philosophie, par un double procédé d'unilatéralisation
et d'unidentification qui est uni-versalisation réelle. Tout ce qui est
donné-en-Un l'est sur le mode de l'uni-versalité immanente de l'Un, ou est
donné en-dernière-instance, telle une identité tournée-vers... X (en tant
que X est). Il est ainsi possible de constituer à partir des termes de la
philosophie une axiomatique transcendantale de termes premiers uni-versels
en-dernière-instance.
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