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Un
Un
(1998)
Le Multiple apparaît comme instance apriorique au dernier
niveau de la force (de) pensée, après l’Un réel et l’Identité
transcendantale, sous la forme d’une transcendance ou Distance
non-autopositionnelle. L’Extériorité, ramenée à son
identité-de-dernière-instance-en-Un, est l’élément d’un multiple radical ou
sans multiplicité (sans Unité pour le recouvrir ou l’ « ensembler »).
Toute théorie philosophique du Multiple ou bien de l’Un est structurée comme
un mixte métaphysique d’Un et de Multiple. Le multiple est aussi
amphibologique que l’Un et pour les mêmes raisons, la dyade Un/Multiple,
l’axe vertical croisant dans la métaphysique celui, horizontal, de l’Etre/Etant.
Lorsque l’Un est reconnu lui-même comme « séparé », sans autre abstraction
qu’axiomatique, de la structure à doublets croisés de la métaphysique, comme
« séparé-sans-séparation », il n’est ni qualitatif (Plotin), ni quantitatif
(Pythagore) ni qualitatif et quantitatif (Platon). Tout ce qui subit sa
marque en tant que clone, dont le Multiple, est pareillement protégé de ces
aventures.
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