La Non-Philosophie

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Mystique

 

 

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Différence épistémologique - Fiction - Futur - Homme - Immanence - Monde

 

 

 

 

 

Différence épistémologique (1996)

 

Le mystique détermine en-dernière-instance seulement (non directement) le philosophique et le scientifique, dans leur relation elle-même unilatérale, et exclut de ce fait tout mysticisme spéculatif comme tout fantasme épistémo-encyclopédique de collusion entre science et philosophie.
Si le mystique ne se surajoute pas synthétiquement au philosophico-scientifique, en invalidant par avance tout horizon téléologique, il implique cependant leur généralisation à travers un usage purement transcendantal (c'est la force (de) pensée) de leurs formes et caractéristiques logiques ; il unilatéralise aussi bien cette nouvelle dualité, elle-même unilatérale, du transcendantal et du logique.

 

 

Fiction (2007)

La mystique-fiction est une biographie des hommes en tant que Futurs. Pour autant sa forme « fictive » ne relève pas du récit mais du mathème. La mystique fiction est transmissible intégralement parce qu’elle relève d’un formalisme réel, immanent au Réel ou déterminé-en-dernière-instance par lui, reprenant à son compte par conséquent la non-consistance du Réel. Ce n’est rien d’autre que la dualité unilatérale sous la forme d’une mathesis du verbe, enchaînant unilatéralement les données symptomatiques de la mystique-Monde.


 

Futur (2007)

La mystique traite des « choses dernières », c’est pourquoi elle reçoit le nom de « future ». Mais elle n’est pas réductible à une simple fiction, à une quelconque anticipation spéculative ; sa forme précise est celle de l’ultimatum, soit une performation dotée d’une cause réelle justement ultime (l’Homme-en-personne) et d’un Sujet spécifique (le Christ futur). La Bonne Nouvelle annoncée par ce Messie Nouveau n’est pas soumise aux conditions du Monde, elle n’est pas « attendue » et n’a pas à être « réalisée », c’est pourquoi elle ne saurait être que Dernière.


 

Homme (2007)

Une mystique non-chrétienne comporte également un sujet-Christ, cloné par l’Homme-en-personne. Nous parlons précisément d’une mission de l’Homme en Christ définie comme transmission d’identité. Le Christ doit être pensé exclusivement comme Fils de l’Homme.

La mystique future n’est rien d’autre que l’appropriation de la mystique religieuse selon-l’Homme. La mystique future se recentre sur l’Homme qui est sa cause réelle, elle pense en-Homme alors que la mystique traditionnelle, religieuse et philosophique, pense unitairement en-Dieu et/ou en-Monde.

La mystique religieuse et ses accommodations philosophiques, considérées ici comme de simples symptômes, sont frappés d’impossibilisation par une performation de venue radicale ou de dernière-venue. Il s’agit de l’Homme-comme-venue, de la venue immanente (de) l’Homme tel qu’il vient et en tant qu’il vient sans être «le moins du monde » annoncé ou prophétisé.


 

Immanence (1996)

La mystique décrit traditionnellement une identification de l'âme avec la transcendance, une transcendance vécue en mode d'immanence, voire l'immanence d'une certaine transcendance, mais elle n'est jamais l'expérience d'une immanence vécue comme telle. Au contraire le mystique exclut radicalement la transcendance, il est expérience de l'identité telle quelle, immanence pure et non immanence à quelque chose.
Le mystique peut être dit du Réel en tant qu'Un, distinct de toute effectivité empirico-idéale ou même de toute auto-affection : il est Affecté-sans-affection, Donné-sans-donation, expérience (de) soi irréfléchie se confondant avec la Vision-en-Un. Le mystique n'est pas seulement indifférent au Monde mais à toute représentation (philosophique ou scientifique) du monde, indifférence qui appelle le clonage comme l'Un-Réel appelle le sujet transcendantal pour faire face aux représentations.

 

 

Monde (2007)

La mystique-Monde a occulté trois problèmes et trois vérités que tente de rétablir dans leur ordre unilatéral la mystique future. Tout d’abord l’essence radicalement humaine du Réel, et la vision-en-Un comme acte performatif immanent, que l’on a confondu avec une entité divine transcendante, omnisciente et omnipotente ; puis la spécificité d’un authentique Sujet mystique, méconnu comme Christ futur et fils de l’Homme, confondu avec la Créature souffrante et désirante ; enfin l’amplitude et la définition du Monde, justement assimilé à l’Enfer mais qu’il fallait étendre jusqu’à la pensée-Monde en incluant précisément cet avatar philosophique qu’est la mystique-Monde elle-même.


 

 

 

 

 

 

 

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