La Non-Philosophie

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Pratique

 

 

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Non-philosophie - Ontologie - Pensée - Philosophabilié - Philosophie - Praticité - Présupposé - Science - Théoricisme

 

 

 

 

 

Non-philosophie (2004)

 

La division pratique de type uni-latérale relève de la seule immanence, elle s'oppose à la pratique comme division en général, de type philosophique et théoriciste.
En tant que théorie unifiée, la non-philosophie fusionne la praticité (d'abord scientifique) avec la philosophabilité en-dernière-instance par le Réel.

L'idéalisme absolu de la philosophabilité et le réalisme non spéculaire des pratiques forment une dualité qui englobe celle de l'idéalisme et du matérialisme en tant que doctrines.
Une non-philosophie qui respecte ce troisième axiome (la dualité de la pensée-monde) et qui produit des théories unifiées sera dite "première" ou universelle ; une non-philosophie qui rabat cet axiome sur une quelconque position doctrinale ou sur une pratique sera dite seconde ou restreinte.
 La non-philosophie veut-elle détruire les structures aliénant les pratiques à la philosophabilité, et constituer de nouveaux sujets pour elles ? La non-philosophie n'agit pas directement sur les pratiques, mais sur la philosophabilité ; éventuellement, elle peut toujours proposer une modélisation artistique ou scientifique de la philosophabilité. La modélisation peut être étendue au-delà de son concept épistémologique, jusqu'à couvrir tous les possibles philosophiques.

 

 

Ontologie  (2004)

 

En tant qu'elle postule une hypothèse sur le Réel, chaque pratique possède une quasi-ontologie, spécifique et autonome, sans rapport avec ces illusions transcendantales que sont l'esthétique ou l'épistémologie.
Les pratiques fournissent un réel à la philosophie qui n'est pas encore le réel immanent - objet réel et métalangage restent séparés selon la dualité propre au présupposé, sans recomposer un Monde.
La science comme ontologie déphilosophée fraye la voix vers la non-philosophie théorique, mais l'on ne peut utiliser la pratique en elle-même, il faut passer par la philosophie ou par le langage méta-pratique.
La quasi-ontologie constitutive des pratiques n'est pas la pratique en elle-même, ni une théorie déterminée (comme la théorie des ensembles), mais sa structure pratique de présupposé.
 

 

Pensée (2004)

 

La non-philosophie inverse radicalement la thèse philosophique selon laquelle une pratique "ne pense pas", c'est-à-dire qu'elle modifie en même temps la structure de l'équation qu'on appellera maintenant non-équation ou équation non-parménidienne. La non-équation "pratique = pensée" contient seulement deux termes, et donc sa propre solution comme inconnue et non comme troisième terme englobant.
Deux théorèmes non-théoricistes et non-idéalistes : pratique et pensée sont identiques en-dernière-instance et la pratique est le présupposé qui détermine la pensée.

 

 

Philosophabilité (2004)

 

La structure de la philosophie comme pensée-monde est celle d'une division entre la philosophabilité et une pratique (ou un savoir) autonome.
Cette dualité n'est pas une contradiction susceptible d'être résolue ou renversée, car la forme-philosophie implique justement le primat du renversement.
"Préférer" une pratique autonome à la philosophie reste une solution courte et inadéquate, toujours empreinte de philosophabilité.
La dualité devient une antithétique à l'occasion des mélanges de la philosophie avec certaines pratiques, soit parce qu'elle entend les nommer et les dominer, soit parce que les pratiques acquièrent un rôle déterminant. Mais ces diverses solutions demeurent philosophiques et en tout cas philosophables.
Observons un "principe de précaution" contre les risques inhérents aux langages méta-pratiques (épistémologie, etc.), sur lesquels vient se greffer et se ressourcer toujours la philosophie.
Accordons aux pratiques leur autonomie spécifique maximale, sans les poser comme des "en soi", donc sans les couper des méta-pratiques associées.
Toute solution idéaliste de l'antithétique conduisant à une dissolution des pratiques dans ces formations néo-philosophiques que sont l'esthétique, l'épistémologie ou la théologie, se paye d'une tentative de renversement non moins idéaliste à partir de ces pratiques, qui limite la critique de la philosophie et finit par ignorer l'autonomie spécifique des pratiques elles-mêmes.

 

 

Philosophie (2004)

 

La philosophie n'est pas une pratique (bien qu'elle prétende donner sa forme au Monde), sinon une pratique de langage, plus exactement une méta-pratique refusant tout métalangage.
La philosophie ramène le présupposé des pratiques à une simple présupposition, sous la forme d'un ternaire qui simplifie mais prétend assumer néanmoins le telos de ces pratiques.

La différence philosophique masque la disjonction entre objet réel/pratique et méta-langage. Contrairement aux pratiques comme la science, la philosophie efface la distinction de l'opératoire et du thématique-objet, de l'objet de connaissance et de l'objet réel.
La "différence ontologique" illustre le mécanisme typiquement philosophique du renversement, lequel s'appuie une forme d'unilatéralité du type "altérité" plutôt que "présupposé", combinée avec une réversibilité dominante.
A la structure quaternaire ou même pentadique des pratiques (les trois aspects de l'OC + les deux présupposés) s'oppose la structure simplement ternaire ou quaternaire de la philosophie (une dyade de base + un double Un, transcendant et transcendantal comme l'est une Apparence).

 

 

Praticité (2004)

 

Le contenu opératoire d'une pratique définit l'objet de connaissance (OC) sous forme de ternaire (la matière de la réalité, les moyens techniques ou théoriques, la connaissance ou l'oeuvre produite), qui s'ajoute à la structure du présupposé (le métalangage (ML) et l'objet réel (OR)) pour former la structure complète de la praticité.
Un métalangage remplit une fonction de constitution unilatérale pour la pratique et par rapport à un autre langage formel ou naturel.
On ne confondra pas la simple matière transformée (idéalisée) et l'objet réel (présupposé) qui détermine la pratique elle-même comme réelle.

 

 

Présupposé (2004)

 

Il importe d'exhiber, en tout matériau, la dualité ou la contradiction entre la philosophabilité spéculaire et les pratiques non-spéculaires, sous peine d'ignorer l'essence de l'une comme celle des autres (oubli plus grave et plus systématique que celui de l'Etre ou de l'Autre).
La pensée philosophique, que l'on dit "à présupposition", est une apparence transcendantale objective. La pensée pratique, dite "à présupposé", est la seule pensée effective sans apparence, non en tant que "technique" mais en tant que dualité de dimensions (langage + réel) irréductibles l'une à l'autre dans un Logos, et qui entourent un noyau de procédures techniques.
Le présupposé pratique se répartit en une face "langage" et une face "réel", dualité que dissimule le seul terme de "pratique".

 

 

Science (2004)

 

La science est la "première" pratique, la plus décisive et la plus efficace dans son rapport à la philosophie, bien que cette primauté ne vaille que dans le champ des pratiques et non du point de vue des structures non-philosophiques elles-mêmes.

 

 

Théoricisme (2004)

 

Le théoricisme philosophique part d'une confusion du Qui ? et du Comment ? au sein d'une instance également humaine et subjective. Les philosophies de l'immanence n'échappent pas à cette confusion de l'Ego transcendantal et du Réel. Finalement la philosophie est théoriciste par excès de pratique, alors qu'il faut rappeler le primat du Réel sur les pratiques (et bien sûr le primat des pratiques sur la philosophie).


 

 

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