Essence -
Métascience
Essence
(1998)
L'essence (de) science des sciences est l'un des objets de la
Science première ou Théorie unifiée de la pensée, tant qu'elle ne réduit pas
la Science à une production de connaissances comme le fait la philosophie.
La philosophie peut reconnaître une forme métaphysique et platonicienne de
l'essence de Science (l'Idée de Science), ou bien vouloir sa négation
nihiliste et post-moderne (les formations de pouvoir-savoir), mais dans tous
les cas elle prétend légiférer sur cette essence.
L'essence (de) science est étrangère à ce mixte typiquement philosophique de
décision ontologique sur le plan général, et de fétichisation de certaines
connaissances ou théories scientifiques locales.
A la fois la science de l'essence (de) science préserve son objet réel et
elle utilise les datas épistémologiques pour redéfinir cette identité à
partir d'opérations théoriques de type "unifié".
Du côté du Réel, l'essence (de) science apparaît comme "force (de) pensée",
c'est-à-dire identité-en-dernière-instance de la théorie-science et de la
pragmatique-philosophie ; du côté de l'objet elle représente le
sens(d')identité de la Différence épistémo-logique.
Métascience
(1998)
On désigne par "Métascience" les discours philosophiques
ayant pour objet l'essence ou la fondation de la science, de même que les
études critiques, épistémologiques et historiques des sciences, mais traités
à leur tour comme objets-matériaux pour la Science première.
Toute philosophie se reconnaît le droit de légiférer sur la science et se
définit au moins implicitement comme métascience.
Etant donné le contenu et le statut à la fois philosophiques et non
scientifiques de la métascience, il est clair que l'approche
non-philosophique de celle-ci suppose la priorité de la science sur la
métascience.
La généralisation non-philosophique se propose de révéler 1) la similitude
entre les programmes de fondation formaliste et logiciste et ces programmes
de fondation de la science en général que sont les classiques "philosophies
de la science", 2) la similitude entre l'intervention gödelienne sur la
métamathématique et la réduction non-philosophique des discours
métascientifiques en général par une "science première", identiquement
science de la métascience et de la philosophie, 3) le caractère finalement
hallucinatoire de la métascience au regard de l'essence de la science.
Il ne s'agit pas de dénier tout "métalangage" : il y a une métascience et
donc du métalangage (et pas seulement sous forme d'"effets" textuels) mais
dont la suffisance (ou validité absolue) est d'emblée suspendue par une
science non-suffisante de la métascience qui se justifie
en-dernière-instance de l'immanence du réel.