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- Nietzsche contre Heidegger
- Thèses pour une politique nietzschéenne
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- de François Laruelle
Payot, coll. "Traces", 1977
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Le système
de pensée de Nietzsche introduit une coupure radicale dans notre savoir
et notre pratique de la politique. Nietzsche découvre un continent
spécifiquement politique, irréductible à celui de l'histoire. Il
substitue à la relation histoire-économie, la relation pouvoir-libido.
Ce nouvel objet définit un nouveau savoir qui ne passe pas forcément par
le matérialisme historique et met en lumière la duplicité d'une
politique fascisante manifeste avec une politique révolutionnaire
latente.
Nietzsche est ainsi le seul adversaire sérieux de l'impérialisme et du
fascisme parce qu'il se donne les moyens de les combattre sans les
falsifier. C'est cette politique révolutionnaire qui limite à la fois
les forces de la métaphysique et celles du capitalisme, que Heidegger
manque en réduisant la politique nietzschéenne à sa surface
impérialiste. Pour lui, Nietzsche serait le penseur de la technique
absolue. Heidegger confond les possibilités révolutionnaires latentes de
la volonté de puissance avec le techno-logos fascisant que Nietzsche dut
tenir aussi, pour l'abattre.
Pour l'auteur de cet ouvrage, la politique nietzschéenne est le remède à
l'impuissance politique marxiste.
TABLE DES MATIERES
ANALYTIQUE






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